Et si à la place, nous partagions les peines
Au lieu de les définir illisibles
Ne serions nous pas la conscience plus sereine?
J'ai le c½ur empli de noirceur
Bien plus que j'en ai jamais eu de besoin
Est-ce bien nécessaire d'avoir si peur
Pour franchir le pont et se rendre assez loin?
Et si nous partagions les moments pénibles
Et les transformions en béatitude
Ne serait-ce pas plus crédible
Au lieu de vivre dans l'incertitude?
J'ai le corps éreinté
Bien plus qu'il n'aurai dû l'être
Pourquoi souffle-t-il ainsi l'anxiété
La vie serait-elle moins dure qu'elle ne veuille le paraître?
Et si tous ensemble, nous donnions un sens à cette vie?
Ne serait-elle pas moins horrible?
Pour l'instant, je continu d'y croire
En attendant d'un jour pouvoir le voir...



